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Tendances 2030 : les consommateurs beauté entre naturalité et high tech

20/11/2019 | Beauté | Georges Margossian

 

Le marché de la beauté, tiraillé entre ses déclinaisons numériques, les biotechnologies et la demande croissante de naturel, n’aura pas à choisir : les futurs consommateurs devraient davantage brouiller les pistes au cours des dix prochaines années, prévoit une étude Mintel. 

Haute technologie et naturalité ne seront pas forcément contradictoires. La tendance vegan, qui exclut tout produit issu des animaux ou de leur exploitation, «évolue vers une compréhension de la biotechnologie», estime même le cabinet d’études britanniques, dans un rapport sur les tendances du marché de la beauté d’ici 2030. Et on sait combien les consommateurs à la recherche de bio et de sens y sont sensibles… 

Mais les comportements changent. «Les progrès des logiciels, du matériel, des applications et de la réalité augmentée annoncent la quatrième révolution industrielle et modifie de manière significative la façon dont les consommateurs choisissent, achètent et interagissent avec les produits», affirme Mintel. 

Au cours des dix prochaines années, les consommateurs vont donc jouer sur tous les tableaux, explorant «le lien entre la nature et la science», alternant connexion et déconnexion, en quête d’identité, d’authenticité, mais aussi d’informations et d’efficacité, grâce aux progrès technologiques. Pour autant, les préoccupations environnementales ne seront jamais loin.

Transparence et flots d’informations

«Chaque achat sera soigneusement pris en compte au fur et à mesure que les consommateurs adopteront une approche plus minimale en investissant dans des produits de haute qualité et hautement performants, ainsi que dans la réutilisation et la réutilisation de produits dans la mesure du possible», selon Mintel.  

Le «en même temps», si cher à notre époque, s’appliquera donc à merveille dans les futurs arbitrages. Tout en se méfiant des étiquettes «propres» et «vertes», les consommateurs privilégieront la transparence et les valeurs éco-éthique, «plutôt que le marketing de la peur», prévoit la société britannique. 

La «clean beauty» a donc de beaux jours devant elle. Pour les marques, cette évolution offre des perspectives plutôt intéressantes. «Nous verrons que la biométrie offre aux entreprises un moyen novateur d’interagir plus personnellement avec les consommateurs en leur offrant de précieuses personnalisations», assure Mintel. Il s’agira, pour elles, d’accroître leur capacité de «mesurer, surveiller et intégrer les données», pour coller au plus près de ces nouveaux comportements, qui peuvent aujourd’hui sembler déroutants.

Analyser les émotions des consommateurs

D’autant que la transparence ne s’oppose pas forcément à l’émotion, un levier qui sera toujours mis en avant par les marques de cosmétiques. Là encore, les technologies viendront à leur rescousse. «Le neuromarketing donnera aux marques de nouvelles façons de mesurer le succès potentiel avant qu'un produit arrive sur le marché», anticipe la société d’études. 

Une nouvelle page devrait donc s’écrire avec les technologies, à l’image du procédé dévoilé cet été par Shiseido - fNIRS (functional Near-Infrared Spectroscopy) -, qui vise à découvrir les jugements de valeur des consommateurs en mesurant le débit sanguin cérébral lors de l’application d’un produit cosmétique.

«Nous verrons les consommateurs se libérer de l'emprise des influenceurs des médias sociaux et la responsabilité reviendra à la marque», avance Mintel. Mieux : à mesure que l'espérance de vie s'améliore, les cosmétiques devraient devenir «un élément essentiel pour la survie sociale», prédit le cabinet d’études. 

Consulter le rapport de Mintel, ici

 

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