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Comment organiser un barber shop 100% digital ?

7/11/2019 | Coiffure | La rédaction de Profession bien-être

Peut-on être un barbier 100% connecté ? L’ancien maître d’œuvre dans le bâtiment Paul Bacquet en est persuadé. Au point de devenir, en 2018, le premier barbier digital de France. Une source d’inspiration pour les créateurs en herbe.

Rien ne disposait, au départ, cet ancien maître d’œuvre dans le bâtiment à devenir barbier. Si ce n’est, peut-être, le fait d’être barbu ! Et de servir de «modèle barbe» à la marque Men Stories sous la direction de Marc Thibault. La rencontre avec ce quadragénaire à la fois coiffeur, barbier, showman et formateur, artiste et artisan, va se révéler décisive.

Paul va changer d’orientation, mais à sa manière. Après sa formation de barbier, il décide d’ouvrir son premier «barber shop» à Nantes, en mars 2018.  Un mini-salon 100% en ligne, qui en fait le premier barbier digital de France. Aucune transaction financière, ni chèque, ni CB, ni espèces dans son premier corner, Le Barbier du Village, installé au cœur du village moto d’Orvault, dans la périphérie de Nantes.

Installé au première étage de la concession Indian, dans une ambiance vintage qui mixe belles mécaniques et barbes soignées, Paul fait ce qu’il aime faire : son métier. Et rien d‘autre. Tout le reste - prise de rendez-vous et paiement - se fait en ligne.   

Malgré les avertissements de son entourage, l’entreprise se révèle payante. Il gagne du temps, car le téléphone ne sonne pas toutes les cinq minutes, l’interrompant dans son travail. Avec deux fauteuils de barbier en place, le client n’attend jamais. Et le barbier digital peut ainsi proposer des prestations à des prix raisonnables, de 19,90 euros la taille de barbe de barbe à l’ancienne à 39,90 euros le forfait coupe et barbe.  

« Le client fait comme chez lui »

«Je facture à mon client ce que je lui fais. Il n’y a plus personne pour lui servir le café, prendre son manteau, l’encaisser, prendre son rendez-vous. Lorsque le client arrive, il fait comme chez lui : pose son manteau et fait lui-même son café». Et cela fonctionne ! Très vite, la formule satisfait les premiers clients et fait le buzz. 

Au point d’ouvrir, quelques mois plus tard, un autre barber corner dans un lieu tout aussi atypique : un bar à bières, la Kav, à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, sur la zone commerciale du karting et du cinéma. Il a placé, entre magasin et comptoir, deux superbes fauteuils vintage. Là encore, il applique la même méthode : tout en ligne et aucun échange financier sur place.

Et toujours la même carte de soins : la taille de la barbe à l’ancienne avec serviettes chaudes, coupes homme classiques, mais aussi coupe garçonne, Pompadour, dégradé américain, executiv contour ou scumbag. Et, en bon spécialiste, il effectue les tailles de barbe et les coupes exclusivement aux ciseaux et à la tondeuse.

Son prochain projet ? Un troisième shop, mais dans une galerie commerciale. Petit changement de programme : si Paul Bacquet reste fidèle à son logiciel Kalendes, cette fois, plus besoin d’ordinateur ou de smartphone :  les clients pourront réserver et payer directement à la borne installée dans la galerie commerciale.

Avec Pauline Rouillé. 

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