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Les particules fines ont une « grave incidence » sur les bébés

16/05/2018 | Sante et Bien-être | La rédaction de Profession bien-être E-mail

BEBE PARTICULES FINES

 

La pollution de l’air est particulièrement néfaste pour le développement du fœtus. En 2012, un enfant sur cent est né avec un poids anormalement bas en France, affirment des chercheurs de l’Inserm.

Sur les enfants nés en 2012, 2,3% d’entre eux avaient un poids équivalant à moins de 2,5 kg à terme, «dont la moitié en raison de l'exposition de la mère pendant la grossesse aux particules atmosphériques», selon un communiqué de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

D'après les épidémiologistes, qui publient leur étude dans la revue Archives de pédiatrie, les particules fines (PM2,5, de moins de 2,5 micromètres de diamètre) ont une grave incidence sur les bébés. Si elles étaient au niveau trouvé dans la nature, «8 292 naissances d'enfants hypotrophes auraient pu être évitées» cette année-là, sur un total de 821 047.

Un coût économique important pour la société

Un poids insuffisant peut être à l'origine de handicaps pendant toute la vie. Il entraîne des troubles de l'apprentissage, et une plus forte prévalence de certaines maladies, notamment cardiovasculaires, voire de l'obésité. «Cette hypotrophie entraîne par la suite de nombreuses conséquences sur le développement avec, pour certains enfants, un important retard de développement intellectuel», souligne l'Inserm.

Son coût pour la société est estimé, tant ces handicaps sont lourds, à 25 millions d'euros par personne sur l'ensemble d'une vie. En multipliant par le total des naissances, les épidémiologistes concluent qu'il est de 1,2 milliard d'euros par an pour le pays. Cet argument économique, à lui seul, justifie de ne pas faire venir les femmes enceintes à leur travail si cela les expose à un air fortement pollué, ajoutent-ils. Si on les indemnise, «le coût des salaires restera bien inférieur au coût de prise en charge d'un enfant avec retard durant l'ensemble de sa vie», avancent les chercheurs.

Avec l’AFP. 

 

 

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