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« La nature est indispensable à l’efficacité du spa »

1/07/2019 | Spas & Instituts | Siska von Saxenburg E-mail

CHARLES DAVIDSONDe passage à Paris, l’Australien Charles Davidson, créateur des Peninsula Hot Springs, à une heure et demie de Melbourne, a exposé à Profession bien-être comment un spa installé en pleine nature peut favoriser la communication et s’engager dans l’équité sociale. 

Profession bien-être : Rien ne vous destinait au départ à l’industrie du bien-être. Comment avez-vous pris le virage ?

Charles Davidson :Cela m’est littéralement tombé dessus ! Je vivais à l’époque au Japon, où je travaillais dans la finance. J’ai découvert par hasard les onsen, ces bains chauds japonais, dont l’eau vient de sources volcaniques. Une vraie révélation ! J’étais allongé dans mon bain chaud, en pleine nature, au Kusatsu Onsen (station thermale au nord-ouest de Tokyo, ndlr), je regardais le vent faire bouger les feuilles, et je me disais, pourquoi on n’a pas ça en Australie ? Devenu accro, j’ai commencé à faire le tour de tous les onsen japonais.

Cinq ans plus tard, je me suis retrouvé à l’ambassade d’Australie, à Tokyo, j’ai sympathisé avec le chef de bureau de l’État du Victoria. Il m’a appris qu’il existait une source chaude sur la péninsule de Mornington, à une heure en voiture de Melbourne. Il ne m’en a pas fallu plus pour aller explorer le lieu.

Et vous avez acheté le terrain ?

Oui. J’ai réussi à entrainer mon frère Richard dans l’aventure et nous avons acheté 17 hectares de terrain, entourés de terres agricoles, de vignobles, de terrains de golf, avec la mer à deux pas. C’était difficile de trouver mieux !

Vous avez démarré immédiatement l’exploitation ?

Non. J’aime procéder par étapes. Melbourne étant une ville multiculturelle, je voulais répondre à toutes les demandes. J’ai commencé à visiter les sources chaudes un peu partout dans le monde, pour comprendre comment chaque pays exploitait les bienfaits de ces eaux thermales, soit par une approche santé, soit purement bien-être. J’ai ainsi exploré 42 pays, dont la Russie, la République Tchèque, le Yémen, l’Egypte, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la Grèce, la Thaïlande, les Iles Fidji. J’avoue m’être largement inspiré de toutes ces installations pour créer notre entreprise. L’Europe, pour la partie commerciale, les Etats-Unis pour les soins spa et l’Asie, pour sa connexion à la nature.

Cette connexion à la nature est importante ? 

Oui. C’est ce qui permet d’améliorer notre vie. Dès le départ, nous avons voulu défendre nos valeurs, une équité sociale et une compréhension entre des êtres a priori différents. Alors, forcément, l’environnement est au cœur de notre vision. Comme les Trois Mousquetaires, elle comporte non pas trois, mais quatre éléments : l’âme, le corps, l’esprit et l’environnement.

Notre resort doit pouvoir apporter de la relaxation et une amélioration de la santé, mais aussi éduquer nos clients, nourrir leur esprit, les ouvrir à d’autres cultures et leur apprendre à interagir avec la nature. Cette dernière est indispensable à l’efficacité des soins spa. Et pas seulement aux soins spa classiques. Nous avons ainsi aménagé un parcours santé et un jardin pour la gym ou le yoga.  

Et comme une nature sans animaux n’a pas de raisons d’être, nous avons créé une réserve ornithologique. C’est au cœur de ce nouvel espace qu’ouvrira à la fin de l’année, notre éco-hôtel de 126 chambres. Un nouveau défi, puisque, jusqu’ici, nous ne proposions pas d’hébergement.

Toutes ces prestations ont un prix. Comment concilier les tarifs avec votre désir d’équité sociale ? 

L’avantage de posséder 17 hectares, dont seulement cinq hectares sont construits, c’est que l’on peut prévoir des espaces très différents. Les eaux thermales à 47° sont puisées à 637 m sous terre et alimentent les différents spots du domaine. Les installations comprennent le Spa Dreaming Center, où l’on peut se détendre dans des piscines, s’offrir un soin au spa ou se restaurer au café. Le Bath House, lui, propose plus de vingt expériences autour du bain, inspiré des différentes cultures du bain, pensées pour tous les âges du bébé au senior. Le prix des prestations va ainsi de 20 à 250 dollars australiens (environ 12,35 à 154,50 euros).

Quel serait votre soin préféré ?

Je choisirai plutôt une journée idéale ! Elle commencerait sous les douches à jets, puis se poursuivrait dans la Hill Top Pool, d’où l’on a une vue à 360° sur la campagne, l’océan et la baie. Puis, dans les différents bains, où il m’arrive de traiter mes affaires, avant d’aller au hammam ou au sauna, selon l’inspiration. Bref, ce que j’apprécie dans notre domaine, ce sont les différentes expériences de bains. Le massage, après, est un plus apprécié, mais les bains se suffisent à eux-mêmes. 

Vous restez persuadé que les sources chaudes sont l’avenir du spa ?

Absolument. C’est la raison pour laquelle j’ai créé la Hot Spring Initiative au Global Wellness Institute, un réseau qui réunit les dirigeants d’établissements thermaux, des scientifiques et des opérateurs pour étudier le potentiel santé des sources géothermiques. Nous voulons fédérer les communautés qui disposent de ressources thermales, pour les aider à promouvoir cette activité. Tous les pays ont un potentiel thermal. Ce serait dommage de ne pas l’exploiter.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg. 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=180&v=5byRMa6Snx4

 

 

 

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