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Les métiers de la coiffure changent de look

10/05/2011 | Métiers de la beauté | Georges Margossian E-mail

Fauteuil profond, éclairage design, musique douce... Le monde de la coiffure, réputé jusque-là peu innovant, vit une petite révolution.

Oubliés les salons impersonnels aux sièges alignés comme à la parade devant des miroirs uniformes ! Le salon branché ressemble davantage à un appartement qu’à une boutique. Ici, on ne parle plus que de bien-être, de coloration et de soins.

Après l’avènement des grands créateurs de soins capillaires, Lazartigue ou Leonor Greyl, c’est au tour des enseignes créatives, comme Christophe Robin, Coloré par Rodolphe ou La Nouvelle Athènes, moins élitistes que Carita ou Alexandre, de séduire le public.

Il y a cinq ans encore, les coiffeurs ne s’intéressaient qu’à l’apparence, avec la vogue des rajouts de cheveux lancée par Jacques Dessange. Aujourd’hui, grâce à la vulgarisation des différents procédés, chaque salon peut offrir ce service. Moins sujets à la « dépendance capillaire » que les femmes, les hommes font aussi renaître des métiers oubliés, comme celui de barbier, une activité que nos voisins Anglo-saxons appellent le « grooming »...

Arrivée des coiffeurs discounters

Cependant, le boom de la coloration individuelle, avec des produits de qualité proposés en grande distribution, et le prix relativement élevé des prestations ont rendu les clients plus frileux. Dans un monde où le consommateur, même aisé, n’hésite plus à faire ses courses chez Ed ou réserver un vol chez Easy Jet, il restait donc de la place pour des salons de coiffure de gamme moyenne.

En se calquant sur le modèle des chaînes de fast-food, des enseignes comme Tchip, aujourd’hui leader sur le marché du discount, Coiff&Co, émanation du groupe Saint-Algue, ou Fabio Salsa, enseigne moyen de gamme de Franck Provost, se multiplient, alors que le secteur traditionnel fait du surplace.

Dans ces nouveaux lieux du « prêt à coiffer », qui privilégient la rentabilité, le professionnel ne s’occupe plus que de coiffage. Il n’accueille pas la clientèle, ne répond pas au téléphone et ne sert pas le café ! Ici, pas de rendez-vous  pris à l’avance. Premier arrivé, premier servi. Ces chaînes discount ont mis au point leurs propres centres de formation, où l’on apprend à supprimer les gestes inutiles.

Dans certaines franchises, les coiffeurs sont même payés au rendement. Pas étonnant, donc, de voir ces enseignes s’installer dans des régions à forte densité démographique. Pour qu’un salon Tchip soit rentable, il faut traiter 700 à 800 clients par mois. Un coiffeur de Coiff&Co coiffe, à lui seul, environ 200 clients par mois.

 

 

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